C'était si beau, si bien ... Je n'aurais laissé ma place pour rien au monde car c'était presque à chaque fois un bonheur intense. C'était devenu si magique à la fin, elle travaillait sur la main, elle s'était calmée sans perdre sa fougue. Si seulement rien ne s'était passé, je serais peut-être en train de l'entraîner pour les échéances de l'année. J'attendrais surement avec encore plus d'impatience de retourner à Compiègne. Mais au moins je ferais mieux que lui emmener des carottes, la couvrir et la découvrir, lui donner sa ration, lui goudronner les pieds, la serrer contre moi comme pour me rappeler a quel point j'aurais put être malheureuse, et que j'aurais peut-être arrêté, pour elle. Elle n'est pas malheureuse, bien au contraire, mais ça me manque, ça me manque terriblement. Je n'attend que de la remonter. C'est si soudain, comme si du jour au lendemain on t'annonçait que la chose qui te tient le plus au monde serait complètement différente.. Elle est tout pour moi. Rien n'est mieux, rien ne la vaud. C'est de plus en plus dur, sans elle rien n'est pareil, aucun cheval n'est comme elle, jamais je n'ais resentit ce que je resent avec elle, sauf avec son fils. Ce fils qui lui resemble tant, qui me rappelle tant sa maman. J'ai trouvé le cheval idéal, et jamais, jamais je ne l'oublierais. C'est ma Lolotte, ma louloute, la seule qui sait me rendre heureuse sans rien dire.